Vitamine E ou tocophérol

Généralités

Structure chimique de la vitamine E

La vitamine E, ou a-tocophérol est une vitamine liposoluble. Cependant son activité est également présente (même si qualitativement inférieure) chez 7 autres composés qui seront donc également qualifiés de vitamine E. En tout la vitamine E regroupe donc 8 molécules : 4 tocophérols et 4 tocotriénols. 

Elle se trouve dans tous nos tissus et particulièrement dans le tissu adipeux. 

Le petit + scientifique : 

Les tocophérols (une des sous parties de la vitamine E) sont constitués d’un noyau chromanol et d’une chaîne latérale saturée à 16 atomes de carbone. On diffère les 4 types de tocophérol par la position et le nombre de groupement méthyl sur le noyau chromanol.

Les tocotriénols, quant à eux sont toujours constitués d’un noyau chromanol mais la différence réside dans la chaîne latérale, qui ici n’est pas saturée mais comporte trois doubles liaisons. Ici aussi, les 4 types de tocotriénols sont différenciés par la position et le nombre de groupement méthyl sur le noyau chromanol.

Quels sont les rôles de la vitamine E ?


En empêchant les radicaux libres d’endommager nos cellules et tissus, la vitamine E joue un rôle préventif dans le développement des cancers et sur le vieillissement.


Elle a un effet bénéfique sur les maladies cardiovasculaires en limitant les effets néfastes du cholestérol et en intervenant sur le processus d’agrégation plaquettaire.


Elle atténue l’effet négatif de la pollution sur nos poumons, atténue les effets néfastes de la ménopause et renforce notre système immunitaire.

Enfin, via son rôle hydratant, de renforcement de la barrière cutanée, d’accélération de la microcirculation et d’anti-oxydant, la vitamine E combine tous les critères pour être un excellent cicatrisant.  

PRINCIPE COSMETIQUE et Bienfaits de la vitamine E

Propriété et bienfaits anti-oxydante par son activité anti-radicalaire

La fonction naturelle de la vitamine E est de protéger les tissus contre les dommages
de l’oxydation en bloquant la formation de radicaux libres.
Ceux-ci sont produits par l’oxydation des lipides membranaires lors de processus
métaboliques normaux ou sous l’effet de facteurs environnementaux (ex : UV). En
résulte une perturbation des fonctions biologiques des membranes et donc de la
barrière cutanée.
La présence de la vitamine E permet donc la conservation de l’intégrité des lipides
membranaires.

Concrètement, en inhibant la formation de radicaux libre elle :

  • Ralentit le vieillissement cutané en protégeant les membranes cellulaires,
  • Protège du soleil (générateur de radicaux) et de ses dommages.
  • Protège les constituants cellulaires (protéines, acides nucléiques)
  • Limite la peroxydation du sébum et diminue ainsi les phénomènes d’irritation du cuir
    chevelu.


Le petit + scientifique sur la vitamine E :


Grâce à sa longue chaîne lipidique, la vitamine E se fixe au sein des membranes
lipidiques, et c’est sa fonction phénolique qui est responsable de son activité
antioxydante.


Ainsi, elle est capable de bloquer les réactions radicalaires en cédant un hydrogène
phénolique au radical lipoperoxyde (LOO·) (radical libre) pour le transformer en
hydroperoxyde non réactif (LOOH) selon la réaction suivante :
LOO· + Tocophérol-OH —> LOOH + Tocophérol-0·
Au cours de cette réaction, le tocophérol (Tocophérol-OH) est transformé en radical
tocophéryle (Tocophérol-O·), qui, parce qu’il est stable, stoppe les réactions
radicalaires.

Le tocophéryle est ensuite réduit pour redonner du tocophérol à partir de réducteurs
hydrosolubles, présents dans le cytosol des cellules.

Remarque : Dans les produits cosmétiques, de par son rôle anti-oxydant, la vitamine
E est utilisée comme facteur de protection des corps gras oxydables et en prévention
de la formation de peroxydes lipidiques, de radicaux libres et de nitrosamines.

Propriétés et bienfaits vitamine E anti-inflammatoires

  • En bloquant les radicaux libre la vitamine E bloque donc la peroxydation
    lipidique qui en temps normal entraine la libération de prostaglandines,
    médiateur de l’inflammation. Si on résume : pas de peroxydation = pas de
    prostaglandines = pas de médiateur de l’inflammation = pas d’inflammation !
    De nombreuses études pharmacologiques ont prouvé cette activité anti-
    inflammatoire par voie topique, en montrant que la vitamine E diminuait les
    érythèmes et les oedèmes.
    La vitamine E a donc une action sur les coups de soleil, une fois formés.
  • En inhibant la libération d’histamine.
  • En stabilisant les membranes lysosomiales. En effet, les lysosomes, riches en
    lipides insaturés, sont très sensibles à la peroxydation : la vitamine E prévient
    leur rupture et empêche ainsi la libération d’enzymes et de médiateurs pro-
    inflammatoires. 

Propriétés hydratantes


En renforçant le film hydro-lipidique de surface et les membranes cellulaires, la
vitamine E améliore la fonction barrière de la peau ; la perte insensible en eau est
donc diminuée au fur et à mesure des applications.


Les propriétés antirides de la vitamine E sont une conséquence de ses propriétés
hydratantes. En augmentant la capacité de rétention d’eau de la peau, la
Vitamine E améliore son aspect de surface et diminue l’amplitude des rides la peau
devient plus souple et plus douce. 

Amélioration de la micro-circulation cutanée
La stabilisation des membranes par la vitamine E en particulier au niveau vasculaire,
améliore la micro-circulation cutanée, en facilitant les mouvements des vaisseaux.
Ceci permet un apport de nutriments augmenté au niveau de la peau et une
meilleure évacuation des déchets.
Les effets de la vitamine E sur la croissance des cheveux peuvent être attribués à
cette action d’accroissement de la micro-circulation locale au niveau du bulbe pileux.


Vitamine E et Protection vis à vis des UV

  • Par son action anti-radicalaire : la vitamine E possède un rôle protecteur vis à
    vis de tout agent extérieur générateur de radicaux libres. Or, nous savons que
    le rayonnement solaire entraîne la production de radicaux libres oxygénés, en
    partie responsables des dommages cellulaires (altération du métabolisme,
    sécheresse cutanée) et génétiques (altération de l’ADN).
  • La vitamine E fait office de premier barrage protecteur contre le rayonnement solaire nocif, car elle est stockée dans la paroi cellulaire et peut donc arrêter les rayons UV avant que la cellule ne fasse jouer ses propres mécanismes de protection. De nombreuses études sur l’animal ont montré que les cellules exposées au rayonnement UV sont efficacement protégées par la vitamine E. En l’absence de vitamine E, environ 85% des cellules irradiées survivent. Avec la vitamine E, en revanche, pratiquement toutes les cellules survivent, soit quelque 10% de plus que lors d’une irradiation sans vitamine E. Appliquée juste après l’exposition aux UV, la vitamine E réduit l’importance de l’érythème, diminue l’épaississement de l’épiderme et sa desquamation.
  • Le derme constitue également une cible privilégiée des attaques radicalaires des UV. L’application régulière de vitamine E aide au maintien de ce tissu conjonctif en limitant la formation de ponts entre les molécules de collagène et en inhibant l’hyperplasie des fibres élastiques.
  • L’application d’alpha-tocophérol trois semaines avant l’exposition aux UV B diminue l’apparition des cancers cutanés. Les dommages causés par les UV au niveau du génome cellulaire se traduisent par des erreurs dans la réplication de l’ADN. Si elles ne sont pas réparées, ces anomalies génétiques entraîneront des troubles du fonctionnement cellulaire puis une dégénérescence. L’effet le plus direct de l’agression des UV sur l’ADN est la suppression de l’incorporation de la thymidine. Des études montrent que la vitamine E permet la réincorporation de la thymidine au niveau de l’ADN.
  • La cause principale du vieillissement étant due aux effets des radiations UV, la vitamine E, en association avec des filtres solaires, constitue un élément indispensable dans la photoprotection et la lutte contre le vieillissement.

Propriétés anti-inflammatoires

La vitamine E, piégeant les radicaux libres, inhibe le mécanisme de peroxydation des lipides qui aboutit à la formation de prostaglandines, médiateurs physiologiques de l’inflammation.De nombreuses études pharmacologiques ont prouvé cette activité anti-inflammatoire par voie topique, en montrant que la vitamine E diminuait les érythèmes et les oedèmes.
La vitamine E a donc une action sur les coups de soleil, une fois formés.
L’effet anti-inflammatoire de la vitamine E est également initié par d’autres mécanismes comme l’inhibition de la libération d’histamine et la stabilisation des membranes lysosomiales. En effet, les lysosomes, riches en lipides insaturés, sont très sensibles à la peroxydation: la vitamine E prévient leur rupture et empêche ainsi la libération d’enzymes et de médiateurs pro-inflammatoires.

 

Protection vis à vis des UV

La vitamine E possède un rôle protecteur vis à vis de tous agents extérieurs générateurs de radicaux libres. On sait que le rayonnement solaire entraîne la production de radicaux libres oxygénés, en partie responsables des dommages cellulaires (altération. du métabolisme, sécheresse cutanée) et génétiques (altération de l’ADN).
Remarque : L’action protectrice de la vitamine E vis à vis des UV peut s’expliquer dans une moindre mesure, par ses propriétés absorbantes dans les longueurs d’onde du domaine UVB.

 

Protection contre les dommages cellulaires de l’épiderme

La vitamine E fait office de premier barrage protecteur contre le rayonnement solaire nocif, car elle est stockée dans la paroi cellulaire et peut donc arrêter les rayons UV avant que la cellule ne fasse jouer ses propres mécanismes de protection.
De nombreuses études sur l’animal ont montré que les cellules exposées au rayonnement UV sont efficacement protégées par la vitamine E.
En l’absence de vitamine E, environ 85% des cellules irradiées survivent. Avec la vitamine E, en revanche, pratiquement toutes les cellules survivent, soit quelque 10% de plus que lors d’une irradiation sans vitamine E.
Appliquée juste après l’exposition aux UV, la vitamine E réduit l’importance de l’érythème, diminue l’épaississement de l’épiderme et sa desquamation.

 

Protection contre les dommages cellulaires du derme

Le derme constitue également une cible privilégiée des attaques radicalaires des UV. L’application régulière de vitamine E aide au maintien de ce tissu conjonctif en limitant la formation de ponts entre les molécules de collagène
Et en inhibant l’hyperplasie des fibres élastiques. 

 

Protection contre les dommages cellulaires du derme

L’application d’alpha-tocophérol trois semaines avant l’exposition aux UV B diminue l’apparition des cancers cutanés. Les dommages causés par les UV au niveau du génome cellulaire se traduisent par des erreurs dans la réplication de l’ADN. Si elles ne sont pas réparées, ces anomalies génétiques entraîneront des troubles du fonctionnement cellulaire puis une dégénérescence.
L’effet le plus direct de l’agression des UV sur l’ADN est la suppression de l’incorporation de la thymidine. Des études montrent que la vitamine E permet la réincorporation de la thymidine au niveau de l’ADN.
La cause principale du vieillissement étant due aux effets des radiations UV, la vitamine E, en association avec des filtres solaires, constitue un élément indispensable dans la photoprotection et la lutte contre le vieillissement.

 

Propriétés hydratantes

En renforçant le film hydro-lipidique de surface et les membranes cellulaires, la vitamine E améliore la fonction barrière de la peau ; la perte insensible en eau est donc diminuée au fur et à mesure des applications.
Les propriétés antirides de la vitamine E sont une conséquence de ses propriétés hydratantes. En augmentant la capacité de rétention d’eau de la peau, la
Vitamine E améliore son aspect de surface et diminue l’amplitude des rides la peau devient plus souple et plus douce.

 

Amélioration de la micro-circulation cutanée

La stabilisation des membranes par la vitamine E en particulier au niveau vasculaire, améliore la micro-circulation cutanée, en facilitant les mouvements des vaisseaux. Ceci permet un apport de nutriments augmenté au niveau de la peau et une meilleure évacuation des déchets.

Les effets de la vitamine E sur la croissance des cheveux peuvent être attribués à cette action d’accroissement de la micro-circulation locale au niveau du bulbe pileux.

Glossaire

Peroxydation des lipides

La peroxydation lipidique commence par le départ d’un atome d’hydrogène d’un acide gras polyinsaluré, ce qui forme un radical lipidique. Ce radical se stabilise par réarrangement puis se transforme en hydroperoxyde lipidique par addition d’une molécule d’oxygène. Cet hydroperoxyde est ensuite dégradé en produit de scission. Certains de ces produits sont suffisamment réactifs pour former des produits tertiaires (diènes conjugués, peroxydes, aldéhydes, alcanes) dont la plupart sont toxiques pour la cellule et mutagènes. Cette formation de dérivés d’oxydation dans les bicouches lipidiques, plus hydrophiles, entraîne des perturbations de la micro-architecture membranaire et altère les fonctions des enzymes et transporteurs membranaires De plus l’autocatalyse de la peroxydation peut aboutir à la formation des concentrations élevées de dérivés d’oxydation qui altèrent la perméabilité membranaire.

Radicaux libres voir généralités sur les acides gras
 

Activité antioxydante

Inhibition de l’action de l’oxygène ou de radicaux oxygénés. Les antioxydants agissent soit par transfert d’hydrogène vis a vis de radicaux oxygénés soit par fixation du radical.Lysosome organelle intracellulaire contenant des agents biochimiques actifs, notamment dans les processus de désassimilation (mitochondries)
 

Collagéne

Fibre protéinique constituant la substance intercellulaire du tissu conjonctif (derme), c est la protéine souplesse et de la résistance de la peau.
Hyperplasie Développement excessif d’un tissu par multiplication de ses cellules avec conservation architecture et d’une capacité fonctionnelle normales.